Le lien intime d’Alessandro avec la mer s’exprime à travers des photographies de vagues monumentales. En couleur ou en noir et blanc, symétriques ou décharnées, depuis plus de 20 ans, Alessandro est à la recherche des mers déchaînés et des tempêtes pour immortaliser ces architectures d’eau.
Alessandro Puccinelli, artiste italien, a commencé la photographie à l’âge de 20 ans, en tant qu’assistant dans un studio spécialisé dans la prise d’images de produits à destination de catalogues commerciaux. De cette expérience, il retient une exigence et une technique rigoureuse. Néanmoins, sa compréhension de la photographie comme pratique artistique et expression personnelle ne survient que plus tard, lorsqu’il travaille en Australie. Depuis, il a consacré une grande partie de son travail artistique aux mers et aux vagues. Récemment, ses recherches se sont orientées vers les déchets plastiques laissés sur la plage (Plastic Galaxy, new materialism).
Au cours de sa vie, Alessandro Puccinelli a vécu dans de nombreux endroits, souvent proches du littoral. À ses premiers souvenirs d’enfance à Marina di Pisa, s’ajoutent ses nouvelles expériences de l’océan à Brisbane (Australie), ou Alentejo (Portugal), particulièrement liées au surf. Lorsqu’en lui, mer et photographie s’entremêlent, il entame un travail dont la série Mare, débutée en 2005, est la pierre angulaire.
Les vagues d’Alessandro Puccinelli présentées par Or Bleu Festival Photo sont monumentales, léchées ou déstructurées, parfois fascinantes, parfois effrayantes. Les tempêtes sont des phénomènes espérés par le photographe générant les tumultes de l’océan. Esthétiquement, la série Mare se caractérise par l’utilisation du noir et blanc, qui renforce la recherche de simplicité, d’élégance et de force, concentrant l’attention sur la géométrisation des compositions. Plus récentes, des images en couleurs, tirées de Furore, sont le fruit de réflexions nouvelles, qui rapprochent encore le spectateur de la vague. Inspiré par la notion de « sublime », très en vogue au XVIIIe siècle, Alessandro Puccinelli joue sur les sentiments de fascination et de peur provoqués par ces déferlements. Depuis vingt ans, le motif de la vague, travaillé et retravaillé, loin de lasser, étonne par son renouvellement infini.